Les Chroniques de L'ANPEiste

Les Chrnoiques de l'ANPEiste, qui vous orienterons toujours la même direction : la sortie...

29 avril 2008

Et il vécut heureux en attendant la mort

     Françaises, Français

     Belges, Belges

     Mesdames et messieurs les métastases

     Hiroshima, mon amour

     Il y a vingt ans, le dix-huit avril, tu nous quittait... Desproges!!!

     Tes métastases restent à jamais gravées dans nos coeurs,

     Nous garderons le goût salé de l'annonce de ta tumeur!

     Car c'est ainsi qu'il a fini, cancéreux à n'en plus pouvoir*, ce sombre journaleur réquisitiste radiovisuel et téléphonique...

     Pouf pouf

     Observons deux papillons de lumière

     ...uvoir, ce sombre journaliste réquisiteur radiophonique et télévisuel, "sans l'assistance du professeur Schwartzenberg"**

     Et c'est bien fait pour sa gueule, ce n'est que la juste expression de l'infaillible châtiment divin qui, ayant tout de même mis 49 ans à se manifester, n'en a pas moins cloué le bec de cet infâme empêcheur de bien penser en rond, que beaucoup auraient aimés voir pendu***.

     Alors, que reprochons-nous exactement à ce métastasé octante-huitard?

     Eh bien d'être né en 1939, soit la même année que Claude François (chanteur à texte), Bernard Kouchner (Oncle Ben's), John Cleese (ex-Monty Python qui s'en est sorti) ainsi que bien d'autres dont vous trouverez la liste sur Wikipédia en tapant "1939", ce qui doit être dans vos cordes, tout de même!

     Cependant, en 1939 il n'y eut pas que des naissances, il y eut également quelques décès par-ci par-là, notamment celui de Pie XI, dont seul la chronologie permet d'affirmer que le futur cancéreux minéral**** n'y est pour rien, n'étant pas encore expulsé du ventre maternel à l'époque des faits, ce qui suffit malheureusement à le disculper.

     Il est de plus mort en 1988, pile l'année de la naissance de Jordy, qu'il a bien fait d'éviter, et celle de la mort de Félix Wankel, dont la plupart du monde se bat aujourd'hui le rotatif, mais je les emmerde.

     Jusque-là, rien de compromettant, encore que l'on puisse supposer qu'il soit à l'origine de la Seconde, mais la ridicule facilité gratuite de cette accusation me pousse à la mépriser.

     Mais le vice arrive plus loin. En effet, ce sombre sbire narquois vend des assurances-vies. "Mais il n'était pas le seul!" argueront ses plus farouches défenseurs, ce à quoi je préfère ne pas répondre, et, avec une incroyable dignité que je n'ai pas cru encore ce matin, je répliquerais élégeammant "je vous emmerde". Il n'a pas vendu que des assurances-mort, mais également des poutres en polystyrène expansé!*****

     Et voici enfin la dépravation! Le chanteur Sébastien Tellier n'a-t-il pas récemment déclaré que son sex-toy****** favori était la poutre? Qu'elle soit en polystyrène, polyester, polypropylène, polythéiste ou encore en chêne massif!!!

     Cet honteux personnage cancéreux a donc participé à la dépravation de la France, ainsi qu'à la dépopularisation du Maréchal et à la perte de l'usage du salut nazi dans les chaumines!!!

     Donc l'accusé est coupable, mais le conseiller d'orientation vous en convaincra mieux que moi.

     Arkham

Image:Perelachaise-Desproges-p1000354.jpg

Ceci est la photo de la pierre sous laquelle son homonyme se décompose... enfin, ce que le crabe en a laissé...

*Un ami cancéreux m'a récemment déclaré à propos de la dégénérescence chronique de ses cellules: "Plus malade, tumeur!"

**C'est cette dépêche, écrite par Hélène Desproges, qui devait annoncer sa mort, mais elle fut remplacée par le "Pierre Desproges est mort d'un cancer. Étonnant, non ?" de Jean-Louis Fournier, réalisateur de La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède. On retiendra finalement "Cancer: un    Desproges: zéro"

***Sauf les aveugles... bien entendu!

****Minéral car il se prénomme Pierre, amazing, iseunt it?

*****Pour ceux que le marché des poutres de polystyrène expansé intéresse, contactez Plasic Bertrand, mot de passe "Le Plastic c'est fantastique!"

******Oh my God!

Posté par anpeiste à 15:42 - Chroniques de l'ANPEiste - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


25 avril 2008

L'echo Mike

Françaises, Français, Belges, Belges, vibrant auditoire, public chéri, mon amour,

C'est à la veille du premier moisiversaire de ma dernière intervention que je me résouds à reprendre le clavier pour vous offrir le résumé de mes dernières élucubrations scabro-neuronales.

L'humour, et à plus forte raison l'esprit, ne faisant plus recette, c'est avec la plus profonde indifférence que le 20ème anniversaire de la disparition de Pierre Desproges fût traité dans ces colonnes. Lui qui, de son vivant, ne s'est jamais intéressé à cette rubrique mérite en réplique notre posthume dédain.

N'en concluez pas pour autant que les défunts m'indifèrent. Si hommage ils méritent, hommage il y aura, et en ce 25 avril, le calendrier nous rappelle qu'il y a 33 ans (déjà, diantre !) disparaissait Mike Brant.

Enfin, au moins le tiers de son buste (tête comprise) disparaissait sous la surface pavée d'un trotoir de la rue Erlanger, à Paris.

Disparu, enfoui, envolé* !  Son corps atterri, ses fans attérés, les photographes attirés. Les fans grimacent : adieu l'ami Mike (en prononçant à la française, c'est un peu plus marrant, essayez !).

Pour éviter que cet hommage souvenir ne tombe (lui aussi) à plat, revenons sur cet homme, ce qu'il a fait, ce qu'il était.

Le petit Moshé Michaël est né le 1er février (sous le signe du poisson donc, qui ne le prédisposait pas à son tragique destin) en 1947 (rien) à Famagouste (toujours rien, encore que Famagouste aurait pu être associée à Proglotis (voir une chronique antérieure) pour alimenter une savoureuse association d'idées. Une autre fois peut-être).

Fichel Brand, le papa, était résistant polonais. "Les chats ne font pas des chiens" dit le proverbe, malgré tout le père était résistant, le fils fragile.

Bronia Rosenberg, la maman, était rescapée d'Auschwitz. La mère déportée, le fils défenestré, là ça se tient.

Il devient un artiste connu à la tête de son groupe : "Les Chocolate's". De là est née la célèbre réplique : "pas de Brant, pas de Chocolate's".

Il est remarqué par Sylvie Vartan et Carlos (ça commence bien...) qui l'invitent en France, il arrive à Paris en 69 (l'année).

Sa 1ère chanson en français, hommage à la gérontophilie, "Lèche moi, Mémé**" le fait entrer dans la lumière. Lumière qu'il affectionne par dessus tout, et le perfectionnisme dont il fait preuve à ce sujet (son éclairagiste Sim Dissander peut en témoigner) lui vaudra alors à l'époque le sympathique surnom qui résonne encore à nos oreilles de "Tatillon de lumières".

Le succès, la pression de ses fans, puis un accident de la route et une première tentative de suicide (du 5ème étage avec interception par le balcon du 3ème) qui lui vaudront autant de traumatismes crâniens. Des céphalées consécutives naitra une complicitée particulière avec Bernard Loiseau (sujet également à ses heures à de violentes migraines)  à l'art duquel il dédie quelques uns de ses succès comme "C'est ma cuillère**" ou "Quiche au rat**".

Dany Boon, qui antérieurement sa magistrale démonstration du fait qu'il n'est point nécessaire d'être juif*** pour couler le Titanic, a tenté de réécrire l'histoire de notre héros du jour en nous montrant que les chansons de l'artiste ne souffrent nullement de la présence d'un filin freine-chute qui aurait put, en son temps, sauver la vie de cet Icare sans ailes.

Michel Fournier, que personne ne connait, ne sort-il pas de l'anonymat en prenant tous les risques pour rendre à sa manière hommage au disparu? Et pour aider les incultes, voyez ceci : http://www.cyberpresse.ca/article/20080421/CPINSOLITE/80421075/5026/CPDMINUTE

Plastic Bertrand, au comble de sa jalousie a bien tenté de railler la fin tragique de l'artiste en scandant à qui voulait l'entendre sa supériorité gravitaire : "Ca plane pour moi", mais l'important n'est pas là.

Hommages posthumes, incitations au passage à l'acte, les avis divergent, mais on ne compte plus les oeuvres musicales en relation avec l'ébouriffante carrière et l'encore plus ébouriffant destin de notre vedette du jour.

Citons z'en vrac R. Kelly, M. Fugain ou B. Lavilliers (et tant d'autres) qui ont commis les innoubiables "On the road again", "Fais comme l'oiseau", ou encore "I believe I can fly" comme autant de clins d'oeil à l'issue aérienne de notre idole. L'encore plus récent "Butterfly" de Sup-Airbus**** n'est-il pas la preuve que depuis le jour ou il s'est envolé, l'idole papillonne encore dans nos coeurs ...??

De tes fans et de ces artistes, tu fus le guide, Moshé*****.

Ray Charles lui avait depuis longtemps suggéré "Hit the road, Jack", Mike tenta toute son existence de s'y conformer, ses derniers mots furent, en cette funeste fin de matinée (disons 11h, 11h15) du 25 avril 1975 : "Damned, I missed the road, I just hit the pavement !!"

Vraiment, une fin pareille, qu'est-ce qui lui est passé par la tête ?

- " Un parcmètre !"

Etonnant, non ?

Quand à vous, M. le conseiller d'orientation, allez voir au balcon si j'y suis. Encore.

ProtzChniak

* : du sixième étage !

** : Mike ne parlait pas le français, il chantait en phonétique !

*** : Iceberg, tu te souviens Serge ?

**** : c'est très très fin !

***** Oui, oui, y'en a une !

Posté par anpeiste à 13:39 - Chroniques de l'ANPEiste - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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