18 juin 2008
Cuisine bovine (poil à la...)
Ça devait arriver, le vieux est malade.
Il aurait toute foie pu s'y attendre, l'horoscope a préviendu que les taureaux avaient le mercure dans l'uranus.
Effectivement, on a dû prendre sa température hier.
Nos observations médico-métastaticales nous ont permis d'écarter l'hypothèse de la reconversion astrologique en cancer (ne pas oublier, c'est moi qui passe en phase terminale. Terminale S, comme surimi). Mais dans l'attente d'un éventuel décès, il nous faut le nourrir.
-Alors, résidu d'humanité souffreteux pré-incinérable, tu veux manger quoi aujourd'hui?
- (voix DOT*) Chais pas, un truc léger... Une tête de veau, tiens!
-Melba?
- (voix TOT**) Non, digeste.
-Avec les deux oreilles?
- (voix gérontochevrotante) Et la queue. Et la tête à l'ouette.
Allez, Raymond, va pour la tête Devos.
Prenez un veau. Un beau veau, du style place parisienne. N'essayez pas de me faire croire con n'en trouve plus, Benjamin Castaldi nous en amène un bel arrivage sur TF1, la chaîne inTF lèche-cul elle.
Si le veau n'a plus ni abdomen, ni pattes, ce n'est pas grave, la tête suffit pour préparer la tête de veau. Si le veau ressemble à Louis XVI, demandez à être remboursé. S'il est normal, prélevez le chef, plus un bout du sous-chef pour faire bonne mesure, et relâchez le reste dans la nature où il pourra gambader à sa guise, mais sans voir l'autoroute qui traverse la nature et où il se fera violemment défoncer, non pas la gueule, qu'il n'a plus, mais la zone péri-pattes et titienne par une Audi R8 qui en sera toute déformée*** et dont je serais heureux de ne plus voir la calandre plus froide qu'un congélateur hypothermique contenant deux petits glaçons et une petite fille en plein pôle, qu'il soit Nord ou Sud, on s'en fout.
Retirez les zyeux à l'aide d'une cuillère à soupe et constatez que c'est rigolo. Mettez-les de côté, vous en offrirez un à Jean-Marie The Stylo, qui en a besoin, et vous placerez l'autre sur le crochet à remorque de votre voiture pour amuser le camping cet été.
Extrayez la cervelle en utilisant un extrayoir à cervelle, emballez-la pour l'envoyer à Benjamin Castaldi. Pensez à y joindre un petit mot expliquant "Keskecé" et "Komen con sancerre".
Coupez la langue, cuisinez-la si ça vous tente, mais si vous êtes d'humeur taquine, postez-la plutôt à la famille du mime Marceau. Ou bien, inventez le sex-toy bovin.
Foutez délicatement la boîte crânienne enviandée dans un chaudron emprunté à Harry Potter, ajoutez ce que vous voulez, remuez le tout de façon à faire tourner la tête en chantant du Marion Cotillard. Pardon, du Edith**** Piaf.
Après quatre jours et 2 heures 30 de mijotagement, retirez la tête avec une foufourche déviée de son usage initial, balancez-la doucement dans un plat en porc selène, mettez la table, servez, préparez un ange en sucre pour le dessert, et éloignez-vous pour organiser discrètement la mise en bière.
La prochaine fois, je vous apprendrais à faire un rôti de Village People à l'oignon farci.
Cher ANPEiste, je le dis comme ça, mais le conseiller d'orientation a quand même le regard bovin.
Arkham
*Département d'Outre-Tombe
**Ah, non, celle-là, j'essplique pas!
***Merci Clowny!
****de Nantes
12 juin 2008
Lil' Sugar Angel
- "Oh, regarde, une étoile filante !"
- "C'est pas une une étoile filante, c'est autre chose.....attends,..... ben oui, on dirait un ange, et ces trucs qui brillent derrière, c'est ....... mais oui, c'est bien du sucre !".
-"Un ange en sucre passe ?!?!"
- "On l'encsulcre ????"
Affec-tueusement
ProtzChniak
04 juin 2008
Service après ventre
- Allô ?
- Oui ! SAV j'écoute.
- Bonjouw', ma femme n'est plus viéwge, que dois-je faiw' ??
- Si vous faite partie, comme je le suppose, des accros de la membrane, je vous suggère de lui imposer de garder son collant lors de vos relations...
Vibrant auditoire, bouillant public, liseur aimant, Bruxelles, mon Namur,
Si la scènette préambule vous laisse de marbre, passez votre chemin. Si elle vous choque, bienvenue dans cette chronique.
L'objet de cette bafouille n'est pas (est-il utile de le rappeler?) d'alimenter la polémique relative à un récent fait d'actualité, ne comptez pas sur les chroniques pour apporter de la semence au moule 1 de la digression politico-religieuse!
Au contraire, la vocation de notre association de néo-bienfaiteurs des zygomatiques de l'humanité (pas seulement le journal) est bien d'apporter une réponse pratique à vos problèmes z'et interrogations.
A la question du jour : que faire d'une femme non vierge?, la voix de la sagesse peut proposer en réponse moult suggestions :
* toudabor, est-on bien certain qu'elle n'est pas vierge? Je veux dire, totalement pas vierge. Un rapide tour d'horizon de la morphologie féminine permet de constater que le passage "classique" (entendez par là la voie vulvo-vaginale) n'est pas, et de loin, et de près non plus, la seule voie ouverte à la pénétration. Un peu d'audace que diable, la voie rectale vous tends les bras les jambes! Et ce avec d'autant plus de bonheur que cet accès n'est pas affublé de capsule de sécurité dont la présence atteste l'absence de visite préalable. Mieux, jouissant (!!) d'une réelle élasticité, le passage en question se reconfigure automatiquement en passage "1ère main" quelques temps après la fin de votre visite. C'est donc l'ambiance "first time" à chacun de vos passages, sous réserve toutefois, que vous vinssiez seul, la camaraderie n'y change rien, l'afflux de public est invariablement cause de dégradation des lieux.
En un mot comme en cent, pour pallier à l'absence de virginité classique, le bon sens c'est "le mauvais sens".
* approfondissons (désolé, j'ai pas pu résister) cet inventaire des possibilités d'ouvertures, en nous armant au préalable d'une dose accrue d'audace nous permettant ainsi de considérer les autres accès éligibles à la fonction pénétration. Nous appelons Prévert à la barre pour nous dresser (rebelotte, nouveau manque de retenue) l'inventaire : la bouche, les narines (en moyenne 2 par individue), les oreilles (pareil, sauf chez les filles Van Gogh), et la tête alouette!! Cépatou, le nombril, à force de persévérence, peut également très bien faire l'affaire, surtout si votre ascendance contient quelques punaises ou assimilées*!
Mieux encore, certaines de ces ouvertures sont pourvues de la petite menbrane magique qu'affectionnent tant certains esthètes (de gland ?)
Mieux que mieux, plus performant encore que les orifices équipés de menbrane à usage unique, il y a la bouche : équipée en série de la technologie "à géométrie variable", elle permet de s'adapter au calibre du visiteur (la limite du nombre de visiteurs simultanés s'applique également) et à sa morpho-spécificité (ronde, ovale, patatoïde, carrée (encore que dans ce dernier cas les angles sont un peu laissés pour compte, personne n'est parfait)**. Ce n'est pas tout, dotée d'un capteur très sensible, la bouche peut également appliquer une légére contrainte sous forme de pression dento-labiale sur le membre visiteur afin de lui donner par l'apparente exiguïté produite, l'illusion d'être un primo-accédent.
Cette illusion peut de plus être accentuée par l'existence d'une gingivite aigüe qui produira les saignements indispensables à une parfaite reproduction des effets recherchés par le virginophile qui est, rappelons le pour les distraits et les réveurs, le sujet de la présente chronique. Le soucis de réalisme orientera les plus pilophiles d'entre eux vers les orifices bucaux d'origine portugaise, les plus aptes à (re)produire le frisson générés par une abondante pilosité.
Aussi bien que le mieux ci-dessus, mais dans un registre différent, les narines procurent un hébergement cosy, certes étroit mais coquet et équipé des indispensables sécrétions (dont le débit est modulable au fil des saisons) si chères aux hédonistes que sont les virginophiles. Si en raison de l'éxigüité des lieux, l'accés n'en est réservé qu'aux dimensionellement modestes visiteurs (encore que la souplesse des parois nasales en surprendait plus d'un, c'est Omar qui m'a dit), l'esprit de camaraderie n'est pas en reste puisque la proximté d'un narine jumelle autorise la visite simultanée d'un ami sans induire par une distance excessive une dégradation des conditions de conversation entre les 2 hommes.
Résumons-nous, les chroniques viennent de proposer au bas mot pas moins de 5 alternatives (dont plusieurs réutilisables) à la déficience virginale de madame !
* Poursuivons*** : les yeux. Bien sûr, il n'est pas à la portée de chacune de nos compagnes de pratiquer l'escamotage oculaire (qui est pourtant le lot commun de toutes les yogis femelles), mais l'effort en vaut la peine : cils, paupières et larmes (non assujetties aux variations saisonnières à l'opposé des sécrétions nasales...) sont de la partie pour que l'illusion soit parfaite.
* Si, armé de la plus grande audace, on persévère**** dans cette (qué)***** quète du graal de la virginité diverse et sans cesse renouvellée, il arrive un temps ou il est de bon ton de considérer les articulations de la personne chère, un pli de coude ou une aisselle offrent des conditions d'accueil que bien des cons chassieux pourraient envier.
* Et si l'on a le courage de détourner le regard de celles que les chantres de la mode érigent au grade de canons de beauté universelle, j'ai nommés les fruits sans pulpe et sans saveur que sont les anorexiques portes-manteaux de défilés, pour obbserver ce que la nature propose au chapitre de la diversité opulente; charnues et replètes offrent à votre salacité une variété infinie de bourrelets tous plus aptes les uns que les autres à offrir un succédané de vagin que la sueur achèvera de transformer en élèves dépassant (en termes de sensations prodiguées) les capacités du maître.
Ces quelques lignes illustrent donc que la virginité est à la portée de qui se donne la peine de la checher.
Si, à l'issue de cette mine de pistes (non, y'en a pas, pourtant on dirait, hein?) vous persistez dans l'affirmation de l'absence d'attrait de votre compagne, laissez votre fierté de côté, oui, cette fierté qui, miroir grossisant à l'appui, vous pousse à penser que votre équipement intime est supérieurement dimensionné, rendez vous à l'évidence que d'autres****** sont autrement plus nantis que vous ne l'êtes et qu'une monture qui ne vous est plus adaptée peut s'avérer être à la pointure d'un mieux-disant du calibre.
"On est toujours la vierge de quelqu'un" proclame la sagesse populaire qui sait bien que si large que soit un trou, il n'y a que le manque de courage qui empêche de le combler.
Un effort donc, il faut sortir de ce système consumériste qui nous impose de rendre obsolète et inutilisable tout ce qui à été utilisé plus d'une fois. Réaction de sale môme qui exige un nouveau jouet à peine a-t-il sorti le précédent de son emballage, sans même s'être donné la peine de considérer les fonctions qui sont de l'autre côté ou pas marquées sur la boîte.
A l'ère du recyclage, laisserons nous la femme, objet de tous les désirs et moteur de tous les plaisirs, plus belle conquête de l'homme (ou le contraire ??) après le cheval (c'est l'homme qui est après le cheval, quand même, restons modeste) devenir un objet de consommation que l'on prend, décapsule et puis jette ???
Moi pas ! Et même si ce n'est pas seulement dans les vieux pots que l'on fait la bonne soupe (tout les curés le confirmeront...), c'est quand même en réchauffant le même bouillon qu'il devient meilleur.
Non au "Fast-Bourre", c'est de la merde !!!
Quand à vous, M le Conseiller d'orientation, il va falloir m'aider à expliquer à mon épouse vénérée, femme de ma vie, poupounette adorée, que nous c'est pas pareil.
ProtzChniak
* : Arkham exposera un jour dans ces colones la vie sexuelle des punaises, promis !
** : mais je m'en approche de façon confondante. Mais pas dans ce domaine, désolé !
*** : Bourre-suivons, j'ai pas osé !
**** : sans aucune chance de les retrouver !
***** : je sais : c'est nul, mais tellement jouissif !
****** : tiens par exemple : moi !
31 mai 2008
Pévé égale énerté
Français, Françaises, Belges, Belges*, reclus momentanés ou à plus long terme, bonjour.
Ils sont venus, ils sont tous là, pour entendre l'énoncé du verdict :
"Réclusion à perpétuité incompressible"
Le fournisseur officiel du clergé**, le coach personnel de Marc Dutroux (et tant d'autres...) vient de se voir révéler son avenir proche, moins proche, lointain, voir même définitif.
Pas question de commenter la sentence (ou alors sérieusement, donc ce sera ailleurs...), mais pas question non plus de rester impassible.
Outre que le fait que la perpétuité c'est long (surtout sur la fin), une remarque s'impose :
la perpétuité n'est pas un gaz !!!
et pourtant il y a "pète" dedans.
Etonnant, non ?
ProtzChniak
* : encore plus important que d'habitude !
** : fourni raies, ça ne s'invente pas !
27 mai 2008
Renard, cancer et problèmes capillaires
Archéologues, archéologues, Indiana, Jones, vibrant vibro, son namour.
Afin de fêter la sortie du quatrième film de la série Indiana Jones, j'ai passé la semaine passée vêtu d'un pantalon brun, d'une chemise beige et, objet de mes zattentions du jour, d'un chapeau. Ainsi me suis-je présenté aux portes du lycée, m'attirant la sympathie de quelques amateurs (ou non, d'ailleurs), ainsi que les foudres d'une surveillante dont je ne citerai pas le prénom car ma mémoire me fait défaut.
Celle-ci m'arracha derechef le couvre-chef du chef-couvert (qui de ce fait ne l'était plus) et m'affirma que son port était réglementairement défendu dans l'enceinte de l'établissement susévoqué. Après avoir fait preuve d'excuses plus plates que la conversation BenjiCastaldienneBenjiCastaldienne, je repris possession de l'objet du jour et le cala sous mon bras pour les quatre jours à suivre.
C'est alors qu'On* me posa cette question:
"Et la perruque, on a le droit?"
Certains le taxeront de mauvaise foi en prétendant qu'un élève normal n'a pas besoin de ce genre de prothèse puisqu'il traverse la période la plus faste pour sa masse capillaire et qu'un tel surplus serait malvenu.
Que répondre?
Premièrement: "Ta gueule!", ce qui fait toujours du bien.
Ou, de façon plus constructive, il est possible d'imaginer une réponse prouvant que l'emmerdeur a tort.
Allons-zyAllons-zy donc gaiement...
A quoi-ou plutôt à qui- peut bien servir une perruque (ou un chapeau avec des cheveux sur les côtés qu'on dirait des vrais!)?
Selon Wiki, "elles sont utilisées également par des personnes qui ont perdu leurs cheveux suite à un traitement médical (le plus souvent, il s'agit de personnes atteintes d'un cancer qui subisse une chimiothérapie ou de personnes qui souffrent d'une alopecia)"
Alors comme ça les lycéens n'ont pas reçu l'autorisation divine de profiter, eux aussi, du cancer?
Qu'est-ce que c'est que ce bordel?!
Et qu'est ce que c'est qu'une alopecia?
C'est ce con n'appelle aussi la pelade, à savoir "l'accélération de la chute des cheveux et/ou des poils. Le terme vient du grec alopex (renard) à cause de la chute annuelle des poils de cet animal."
Lycéens! Battez-vous** pour le droit à vous déguiser en renard, ou, plus rigolo, à vous métastaser la gueule!
Mais il ne faut pas s'arrêter là, il faut exiger l'impossible, c'est à dire le droit pour tous à porter un chapeau!
Car dans le cas contraire, un lycéen leucémique chimiothérapisé affublé d'un chapeau à extension pseudo-capillairepseudo-capillaire est tout de suite repéré au milieu de la foule tête nue proliférant dans les couloirs scolaires (c'est à croire qu'ils se reproduisent entre eux!) et ce pauvre élève se sentira différent et éventuellement exclu des cercles amicaux non-cancéreux, ce qui est d'une cruauté inadmissible pour les surimisés encore en vie!
Le port (pourquoi pas obligatoire?) du chapeau doit donc être introduit*** dans tous les lieux publics éventuellement fréquentables par des amis de SchwartzenbergSchwartzenberg.
Quand à toi, qui a déclaré impromptûmentimpromptûment "Aaaaah!" ou "OoooohOooooh!" (j'ai du mal avec les phrases historiques) à l'énonciation de ce problème, tout ça parce qu'il y a des vrais morceaux de cancéreux juvéniles dedans, je ne saurais trop te conseiller d'aller voir le conseiller d'orientation, qui t'orientera, comme d'habitude, vers la sortie.
C'est à dire hors de ma vue!
Arkham
*J'ai effectivement un ami intitulé "On", qui est par ailleurs propriétaire d'un phare, pour plus d'informations contactez Jamel Deux-Bouses, dont j'ai récemment appris qu'il venait de se marier, ce qui m'a étonné car je n'aurais jamais imaginé que quelqu'un puisse vouloir partager un patronyme aussi ridicule, mais il est désormais temps de remonter à la chronique proprement dite et de cesser de lire ce genre de remarques dénuées d'intérêt et qui de plus font oublier le sujet de la phrase qu'elles sont censées préciser, alors casse-toi, Mr Povekon!
**Pas entre vous, imbéciles!
***Tu vois, il a dit qu'il faut introduire!
19 mai 2008
Ca va être sa fête !
Brillant auditoire, édifiant lecteur, public aimé, Mona Moore,
En préliminaire à la lecture de cette merveilleuse chronique, prenez le temps de considérer l'avertissement qui suit :
Orphelin, tu peux passer ton chemin.
C'est fait ? C'est bon, je peux continuer.
La semaine qui s'engage devrait, si tout va bien, se terminer par un évènement de prime importance, tout au moins pour vous marmailles de tous poils*, j'ai nommée la fête de mères.
Avant de pénétrer plus profondément le sujet incesterais-je sans honte, attardons nous, pour éviter tout malentendu, à clarifier le propos : qu'est-ce qu'une mère, c'est quoi la fête des mères, pourquoi offrir un cadeau et quel cadeau choisir?, et enfin, comment faire pour que le marmot conserve un max de thune pour offrir un cadeau valable à son père qui sera fété la quinzaine suivante.
De la matière à traiter donc, alors ne traînons pas.
J'appelle wiki à la barre
La mère, selon notre principal et valeureux témoin, est "le parent biologique ou social de sexe féminin d'un enfant, le parent de sexe masculin étant le père". Première remarque, à l'attention des enfants malcomprenants : si votre mère a de grosses couilles, vous êtes dispensés de faire un cadeau ce dimanche. Seconde constatation, à l'adresse des enfants de couples homosexuelles, il va falloir mettre des bouchées doubles pour faire un cadeau !
Ce n'est pas tout, et puisqu'on en est à la page sexuelle, approfondissont : "Pour les organismes non sexués, « mère » est parfois utilisé pour dire « parent », dans le cas des organismes unicellulaires qui se reproduisent par fission, la « mère » désigne la cellule qui se divise pour produire des « filles »." Après passage dans le décodeur : si votre mère n'a ni couilles, ni chatte, c'est quand même une mère, mais elle a sûrement une gueule d'amibe.
Ensuite, "Maman est un mot familier pour désigner la mère. Ce mot dénote une certaine affection et un rôle maternel dans la vie de l'enfant". Remarquons au passage que dans le 9-3 le mot maman est volontiers remplacé par "Nikta", ce qui n'ôte rien à sa dimension affective, il faut le savoir.
Le temps est venu d'aborder le second paragraphe : qu'est-ce que la fête des mères ?
"La fête des mères trouve ses origines dans l'adoration de la mère qui était pratiquée en Grèce antique. Ce culte païen comportait des cérémonies en l'honneur de Rhéa (ou Cybèle), la Grande mère des dieux."
Notons, comme me le souffle Amélie, que cette histoire de culte s'adressait à son origine à Rhéa (l'inventeuse du string) mésossi a Cybèle que l'on retrouve de nos jours dans l'expression que les petits n'enfants réservent à cette fête : maman tu es cybèle**.
Que l'origine grecque de cette célébration ne vous conduise pas à l'erreur, ce qui différencie la fête des pères de la fête des mères c'est qu'il n'est point besoin (ni de bon goût) dans ce dernier cas de sodomiser votre génitrice.
Il n'est pas non plus indiqué d'arriver les mains vides, ouvrons le paragraphe suivant :
"A la fête des mères, on offre généralement un cadeau à celles-ci, cadeau que les enfants aiment accompagner d'une comptine. Les cadeaux les plus souvent offerts :
- un bouquet de fleurs coupées
- une boite de chocolats
- une Fleur stabilisée
- un collier de nouilles "
Comme les enfants sont, la plupart du temps, des cons***, il est important d'expliciter les suggestions ci-dessus :
* pour réaliser un bouquet de fleurs coupées, il ne faut couper chaque fleur qu'une seule fois sinon ça s'appelle un hachis de fleurs, les ch'tites n'enfants, compris ? Notons tout de même que des fleurs naturelles vont se faner, rappelant ainsi à la maman récipiendaire l'inévitable processus qui la conduit elle aussi à décatir au fil du temps, processus accéléré par la multiplication des marmots qu'elle engendre****.
* une boîte de chocolat : le con qui a écrit ça ne doigt rien connaître aux femmes qui, pour la plupart, constatent à la même époque qu'elles ne pourront plus remettre les vêtements de l'an passé, alors régime à mort et tout et tout. Une boîte de Slim Fast parfum chocolat est dans ce cas un cadeau qui démontre beaucoup plus de tact.
* une fleur stabilisée : une définition tout d'abord : le stabilisé est à la fleur ce que l'empaillé est au chien mort, un moyen de conservation. Ce type de présent démontre également un certain tact car la fleur ayant reçu un tel traitement sera perdue par la maman avant qu'elle n'ait montré le moindre signe de vieillissement (la fleur).
Remarque à ce propos, les fleurs comportant (surtout en cette saison) moult pollens et autres substances allergisantes, il peut être de bon goût d'offrir à sa maman asthmatique un légume stabilisé, à plus forte raison si la famille a, par le passé, donné naissance à un petit frère sévèrement handicapé, qui séjourne depuis dans le congélateur famillial. S'assurer au préalable de la DLC (Date Limite de Cadeautisation) du présent.
* un collier de nouilles : au delà de la délicate contrepèterie habilement dissimulée dans cette suggestion, voici la preuve que Wiki est noyauté par des enseignants sans scrupules qui on trouvé dans cette encyclopédie populaire le moyen de réaliser une propagande à la gloire des saloperies qu'ils nous font offrir par nos enfants d'année en année. Ils en foutent déjà pas lourd, en plus faut qu'ils fassent chier avec leurs cadeaux à la mort moi le noeud, si j'étais petit et teigneux, je leur supprimerais le droit de grève !!
Puisque les suggestions de cadeaux listées par Wiki sont aussi recommandables que les principes d'un catholique pratiquant, le moment est venu au plus vertueux acteur des ces vaillantes chroniques de prendre le relais et de vous proposer une liste utiles des trucs à faire ou ne pas faire, ouvrons les bans du paragraphe "Quel cadeau choisir pour Maman adorée?" :
* Premièrement, éviter d'être trop dispendieux, ça fait gros fayot (tiens maman, je t'offre un diamant pour ke tu m'emmerdes plus avec ma chambre à ranger), en plus, oublions pas que c'est papa qui paie.
* Deuzièmement, éviter le fer à repasser (sauf bien entendu si votre maman préférée est cul de jatte, auquel cas il faut penser à casser 2 fois sa tirelire pour éviter que la maman ne tourne en rond...), l'aspirateur ou la machine à coudre, en nos contrées où la femme accède à la culture, l'éducation, le droit de vote, en un mot, où la femme est l'égale de l'homme, l'électro-ménager est un cadeau qui dénote un manque total de savoir-vivre et qui vexe la maman. N'oublions pas que le soir, c'est le papa qui propose son paquet, et comme le dit le proverbe : "maman véxée, papapa sucé".
Pour ceux qui tiennent, malgré cet avertissement, à jouer tout de même la carte de l'électroménager, il reste le congélateur qui sera toujours le bienvenu pour conserver les légumes, stabilisés ou non (voir plus haut).
* Troisièmement, éviter le sex-toy. C'est pas que ça fasse pas plaisir, mais c'est une idée que le papa se réserve pour l'anniversaire de la maman*****. En plus, soucieuse de nourrir aux yeux de sa marmaille une image encore plus immaculée que la remarque que la petite dernière émet au retour du catéchisme (pour les abrutis qui ne suivent pas : "M'sieur l'curé immaculée"), la maman prétend face à sa progéniture n'avoir pas plus de vie sexuelle que Marie en son temps n'en eût. De surcroît, Wiki l'annonce, il est de coutûme que le présent s'accompagnât d'une comptine, dite ou fredonnée par l'enfant, imaginez le tableau du marmot qui, par souci de cohérence avec le présent qu'il vient d'offrir à sa môman, fredonne "c'est la danse des canards...". Grotesque, cette chanson est totalement passée de mode!.
* Quatrièmement, éviter le pot de vaseline, ou le tube de gel lubrifiant. Au delà de l'aspect incontestablement utile de la chose, l'image du produit ne colle pas (!!) à celle que la maman s'échine à cultiver auprès de sa descendance. Pourtant, la comptine accompagnant ce genre de présent pourrait s'avérer savoureuse :
"C'est pour toi ma jolie Maman
que j'offre ce gentil présent
Ce petit pot de vaseline
c'est pour éviter que tu couines
quand tu prends la bite à Dudule
et aussi quand papa t'encule
Voici un pot de lubrifiant
pour toi ma jolie Maman"
Et puis surtout, n'oubliez pas les enfants, ce type de cadeau peut toujours se retourner contre vous****** !
* Des jolis dessous en dentelle tout beaux, qui font un zizitoudur au papa. Dépensez pas vos sous pour ça les petits, papa en rapportera du travail, passé 18h, on en retrouve tout plein dans certains bureaux. En plus, ce type de cadeau, ça peut faire plusieurs fois plaisir, papa enfile les nouilles et il récupère des jolis dessous...
Qu'offrir alors ??
* Un poster de Georges Clooney pourquoi pas, à condition de ne pas oublier, une quinzaine plus tard, d'offrir des fléchettes à Papa.
* Une bouteille de "sent bon", c'est sympa. Le mieux est de choisir le même que celui que papa a offert à la jeune fille au pair, ça évitera bien des situations scabreuses et génératrices de tensions.
* Un bon repas au restaurant, papa en profitera aussi
* Des disques d'accord, mais des biens, le mieux est de demander à papa ce qu'il préfère.
* Une PS3 avec GTA4, c'est utile (on apprend à compter...) et ça prend pas trop de place
* Un ensemble de modules AKSA LF55 ou LF100, papa vous aidera à faire le montage, les réglages et les branchements.
Voilà, vous avez bien compris les enfants, il ne faut rien faire sans demander à papa qui lui seul sait ce qu'est le bon goût, et connait les choses qui font plaisir à maman.
Cette année encore, pour que la fête des mamans soit la plus jolie des fêtes, offrez lui ce qui lui fera le plus plaisir, offrez lui votre papa, en plus, il ne vous demandera pas trop d'argent.
Quand à M le désorienté de Conseillation, va niker ta mère, gros batard.
ProtzChniak
*: pour les enfants sous chimiothérapie, une dérogation peut être demandée au médecin traitant.
** : tout le monde peut avoir des faiblesses, je vous merde.
*** : j'ai des preuves !!
**** : sauf pour toi, femme de ma vie, d'abord vu de moi tu n'est pas mère mais épouse.
***** : non, y'a pas de message subliminal !
****** : c'est pas le curé qui dira le contraire !
09 mai 2008
On ne meurt que 2 fois
Jean-Pierre Elkabach, public chéri, vibrant auditoire, Nagazaki, son amour, bonjour.
Que cette pénicilinienne (tous les chemin mènent à Fleming !) entrée en matière ne vous trompe pas, le sujet du jour a toujours été moins James que Bonde.
A ce propos, la propre (c'est mon petit doigt qui me l'a dit) bonde du sujet du jour a fini par manquer de bouchon, et c'est par ce béant orrifice que ses points de vie s'en sont tous allés (ou tout salés, c'est possible).
Pascal Sevran est mort ce matin*.
Oui J-P, je suis sûr, Drucker m'a adressé sa nécro en pièce geinte.
Le cancer, conscient de l'étendue de la tâche à laquelle il s'est vaillamment dévoué, j'ai nommé l'éradication des chanteurs à la con, a décidé de passer à la vitesse supérieure en s'attaquant à la (une des) source du problème : les éleveurs de chanteurs à la con !
N'existerait pas le risque de raviver une sombre polémique à propos de l'origine de la faim en Afrique que la présente chronique eût été titrée "Autant en emporte Sevran", mais à la veille de l'anniversaire de l'abolition de l'esclavage il eût été dommage de titrer en clin d'oeil à un illustre (j'ai pas dit bon) film s'y rapportant.
Dont acte.**
La bite des noirs, donc, aurait eu beau jeu de se gausser, queue dis-je, de se plier en deux (riez pas, même pliée, ça fout encore les boules) à l'annonce de cette nouvelle. Queue n'henni siffredierai-je, au contraire, drappée dans sa dignité crépue, la communauté des heureux z'et vailants possesseurs de bites de noirs nous fait part de sa profonde émotion.
Bien profonde.
Seul le petit J-P Elkabach, éminemment dépressif depuis la disparition de son compère de scène Georges Marchais***, se trouve être bien moins triste que tous les hommagistes du jour car il a eu, lui, 15 jours pour se remettre de la nouvelle qui nous percute aujourd'hui, et qui va faire à coup sûr couler dans les jours à venir au moins autant de liquide aussi salé mais moins gluant que le personnage du jour n'en a reçu de son vivant, j'ai cité les larmes (pour le premier des 2 liquides).
Précocité de la part de J-P ou bien sagacité supérieure à la moyenne, on ne le saura probablement pas de sitôt. Mais zodela des polémiques z'et jalousies, cette hoquetante annonce de disparition, digne des plus haletants suspens et bouleversifiants rebondissements des émissions de télé-réalité, prouve s'il en était besoin que pour permettre pareille farce, Dieu existe bel et bien et qu'il est assis à la droite de Pierre Desproges.
Quand à l'histoire de la vie du dé-Sevran Pascal, je ne saurais trop vous conseiller d'aller à revers vous la faire narrer par M.le conseiller d'orientation.
ProtzChniak
* : ce qui au passage le différencie du Lion qui est plutôt du soir.
** : de décès, poil au nez !
*** : qui lui avait pourtant fort sagement suggéré de se taire, avec plus de 10 ans d'avance !
29 avril 2008
Et il vécut heureux en attendant la mort
Françaises, Français
Belges, Belges
Mesdames et messieurs les métastases
Hiroshima, mon amour
Il y a vingt ans, le dix-huit avril, tu nous quittait... Desproges!!!
Tes métastases restent à jamais gravées dans nos coeurs,
Nous garderons le goût salé de l'annonce de ta tumeur!
Car c'est ainsi qu'il a fini, cancéreux à n'en plus pouvoir*, ce sombre journaleur réquisitiste radiovisuel et téléphonique...
Pouf pouf
Observons deux papillons de lumière
...uvoir, ce sombre journaliste réquisiteur radiophonique et télévisuel, "sans l'assistance du professeur Schwartzenberg"**
Et c'est bien fait pour sa gueule, ce n'est que la juste expression de l'infaillible châtiment divin qui, ayant tout de même mis 49 ans à se manifester, n'en a pas moins cloué le bec de cet infâme empêcheur de bien penser en rond, que beaucoup auraient aimés voir pendu***.
Alors, que reprochons-nous exactement à ce métastasé octante-huitard?
Eh bien d'être né en 1939, soit la même année que Claude François (chanteur à texte), Bernard Kouchner (Oncle Ben's), John Cleese (ex-Monty Python qui s'en est sorti) ainsi que bien d'autres dont vous trouverez la liste sur Wikipédia en tapant "1939", ce qui doit être dans vos cordes, tout de même!
Cependant, en 1939 il n'y eut pas que des naissances, il y eut également quelques décès par-ci par-là, notamment celui de Pie XI, dont seul la chronologie permet d'affirmer que le futur cancéreux minéral**** n'y est pour rien, n'étant pas encore expulsé du ventre maternel à l'époque des faits, ce qui suffit malheureusement à le disculper.
Il est de plus mort en 1988, pile l'année de la naissance de Jordy, qu'il a bien fait d'éviter, et celle de la mort de Félix Wankel, dont la plupart du monde se bat aujourd'hui le rotatif, mais je les emmerde.
Jusque-là, rien de compromettant, encore que l'on puisse supposer qu'il soit à l'origine de la Seconde, mais la ridicule facilité gratuite de cette accusation me pousse à la mépriser.
Mais le vice arrive plus loin. En effet, ce sombre sbire narquois vend des assurances-vies. "Mais il n'était pas le seul!" argueront ses plus farouches défenseurs, ce à quoi je préfère ne pas répondre, et, avec une incroyable dignité que je n'ai pas cru encore ce matin, je répliquerais élégeammant "je vous emmerde". Il n'a pas vendu que des assurances-mort, mais également des poutres en polystyrène expansé!*****
Et voici enfin la dépravation! Le chanteur Sébastien Tellier n'a-t-il pas récemment déclaré que son sex-toy****** favori était la poutre? Qu'elle soit en polystyrène, polyester, polypropylène, polythéiste ou encore en chêne massif!!!
Cet honteux personnage cancéreux a donc participé à la dépravation de la France, ainsi qu'à la dépopularisation du Maréchal et à la perte de l'usage du salut nazi dans les chaumines!!!
Donc l'accusé est coupable, mais le conseiller d'orientation vous en convaincra mieux que moi.
Arkham
Ceci est la photo de la pierre sous laquelle son homonyme se décompose... enfin, ce que le crabe en a laissé...
*Un ami cancéreux m'a récemment déclaré à propos de la dégénérescence chronique de ses cellules: "Plus malade, tumeur!"
**C'est cette dépêche, écrite par Hélène Desproges, qui devait annoncer sa mort, mais elle fut remplacée par le "Pierre Desproges est mort d'un cancer. Étonnant, non ?" de Jean-Louis Fournier, réalisateur de La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède. On retiendra finalement "Cancer: un Desproges: zéro"
***Sauf les aveugles... bien entendu!
****Minéral car il se prénomme Pierre, amazing, iseunt it?
*****Pour ceux que le marché des poutres de polystyrène expansé intéresse, contactez Plasic Bertrand, mot de passe "Le Plastic c'est fantastique!"
******Oh my God!
25 avril 2008
L'echo Mike
Françaises, Français, Belges, Belges, vibrant auditoire, public chéri, mon amour,
C'est à la veille du premier moisiversaire de ma dernière intervention que je me résouds à reprendre le clavier pour vous offrir le résumé de mes dernières élucubrations scabro-neuronales.
L'humour, et à plus forte raison l'esprit, ne faisant plus recette, c'est avec la plus profonde indifférence que le 20ème anniversaire de la disparition de Pierre Desproges fût traité dans ces colonnes. Lui qui, de son vivant, ne s'est jamais intéressé à cette rubrique mérite en réplique notre posthume dédain.
N'en concluez pas pour autant que les défunts m'indifèrent. Si hommage ils méritent, hommage il y aura, et en ce 25 avril, le calendrier nous rappelle qu'il y a 33 ans (déjà, diantre !) disparaissait Mike Brant.
Enfin, au moins le tiers de son buste (tête comprise) disparaissait sous la surface pavée d'un trotoir de la rue Erlanger, à Paris.
Disparu, enfoui, envolé* ! Son corps atterri, ses fans attérés, les photographes attirés. Les fans grimacent : adieu l'ami Mike (en prononçant à la française, c'est un peu plus marrant, essayez !).
Pour éviter que cet hommage souvenir ne tombe (lui aussi) à plat, revenons sur cet homme, ce qu'il a fait, ce qu'il était.
Le petit Moshé Michaël est né le 1er février (sous le signe du poisson donc, qui ne le prédisposait pas à son tragique destin) en 1947 (rien) à Famagouste (toujours rien, encore que Famagouste aurait pu être associée à Proglotis (voir une chronique antérieure) pour alimenter une savoureuse association d'idées. Une autre fois peut-être).
Fichel Brand, le papa, était résistant polonais. "Les chats ne font pas des chiens" dit le proverbe, malgré tout le père était résistant, le fils fragile.
Bronia Rosenberg, la maman, était rescapée d'Auschwitz. La mère déportée, le fils défenestré, là ça se tient.
Il devient un artiste connu à la tête de son groupe : "Les Chocolate's". De là est née la célèbre réplique : "pas de Brant, pas de Chocolate's".
Il est remarqué par Sylvie Vartan et Carlos (ça commence bien...) qui l'invitent en France, il arrive à Paris en 69 (l'année).
Sa 1ère chanson en français, hommage à la gérontophilie, "Lèche moi, Mémé**" le fait entrer dans la lumière. Lumière qu'il affectionne par dessus tout, et le perfectionnisme dont il fait preuve à ce sujet (son éclairagiste Sim Dissander peut en témoigner) lui vaudra alors à l'époque le sympathique surnom qui résonne encore à nos oreilles de "Tatillon de lumières".
Le succès, la pression de ses fans, puis un accident de la route et une première tentative de suicide (du 5ème étage avec interception par le balcon du 3ème) qui lui vaudront autant de traumatismes crâniens. Des céphalées consécutives naitra une complicitée particulière avec Bernard Loiseau (sujet également à ses heures à de violentes migraines) à l'art duquel il dédie quelques uns de ses succès comme "C'est ma cuillère**" ou "Quiche au rat**".
Dany Boon, qui antérieurement sa magistrale démonstration du fait qu'il n'est point nécessaire d'être juif*** pour couler le Titanic, a tenté de réécrire l'histoire de notre héros du jour en nous montrant que les chansons de l'artiste ne souffrent nullement de la présence d'un filin freine-chute qui aurait put, en son temps, sauver la vie de cet Icare sans ailes.
Michel Fournier, que personne ne connait, ne sort-il pas de l'anonymat en prenant tous les risques pour rendre à sa manière hommage au disparu? Et pour aider les incultes, voyez ceci : http://www.cyberpresse.ca/article/20080421/CPINSOLITE/80421075/5026/CPDMINUTE
Plastic Bertrand, au comble de sa jalousie a bien tenté de railler la fin tragique de l'artiste en scandant à qui voulait l'entendre sa supériorité gravitaire : "Ca plane pour moi", mais l'important n'est pas là.
Hommages posthumes, incitations au passage à l'acte, les avis divergent, mais on ne compte plus les oeuvres musicales en relation avec l'ébouriffante carrière et l'encore plus ébouriffant destin de notre vedette du jour.
Citons z'en vrac R. Kelly, M. Fugain ou B. Lavilliers (et tant d'autres) qui ont commis les innoubiables "On the road again", "Fais comme l'oiseau", ou encore "I believe I can fly" comme autant de clins d'oeil à l'issue aérienne de notre idole. L'encore plus récent "Butterfly" de Sup-Airbus**** n'est-il pas la preuve que depuis le jour ou il s'est envolé, l'idole papillonne encore dans nos coeurs ...??
De tes fans et de ces artistes, tu fus le guide, Moshé*****.
Ray Charles lui avait depuis longtemps suggéré "Hit the road, Jack", Mike tenta toute son existence de s'y conformer, ses derniers mots furent, en cette funeste fin de matinée (disons 11h, 11h15) du 25 avril 1975 : "Damned, I missed the road, I just hit the pavement !!"
Vraiment, une fin pareille, qu'est-ce qui lui est passé par la tête ?
- " Un parcmètre !"
Etonnant, non ?
Quand à vous, M. le conseiller d'orientation, allez voir au balcon si j'y suis. Encore.
ProtzChniak
* : du sixième étage !
** : Mike ne parlait pas le français, il chantait en phonétique !
*** : Iceberg, tu te souviens Serge ?
**** : c'est très très fin !
***** Oui, oui, y'en a une !
26 mars 2008
Y pass'ra pas, li ver !
Auditoire aimé, public chéri, mon amour,
D'humeur devenue, à force d'acharnement météorologique dans le registre de la grisaille, mèle en colique, l'instinct de préservation m'a récemment poussé à m'orienter vers les désaltérantes chroniques du vaillant Arkham.
Grand bien m'en prit !
C'est avec un plaisir non dissimulé (soit dit en passant, la taille de mon plaisir et de son principal vecteur (c'est la vérité!) les rendent inéligibles à toute tentative d'escamotage) que j'ai pu me repaître de la dernière saillie de son bouillonnant esprit, la sub-présente chronique dénommée "Un dernier ver?"
Ce plaisir si intense fut d'ailleurs (non, d'ici !) ponctué de quelques éjaculations spirituelles de ma part en commentaires à la vivi-fiente prose** d'Arkham.
Au delà de cet échange de politesses et d'admiration réciproque, me laissant guider par les filiales injonctions du sus-nommé auteur à suxé, je me suis jeté sur Wiki pour en savoir plus sur la nature de cet intriguant hermite intra culier, guest star de la savoureuse chronique dont il est ici question, j'ai nommé le seul (forcément !), l'unique * (forcément, pareil !), l'incomparable ver solitaire.
Ainsi, wiki, innénarrable source de savoir, nous confirme que le solitaire analopode (qui marche sur ses anneaux, contrairement au pouvoir chinois qui marche sur ceux de l'olympisme, mais là je m'égare, hein lazare ?? (mais cette fois-ci c'est quand même moins drôle!).) est bien hermaphrodite, soulignant de la sorte le professionnalisme d'Arkham qui ne déclame aucune affirmation sans au préalable en vérifier la vérité. Il est d'ailleurs tout le temps en train de vérifier que la vérité est bien en place.
Intarissable puits de cul-ture, wiki le grand nous régale de savoureuses connaissances à propos de ce ver qui nous passionne, citons en vrac qu'à la ville il porte le nom de "ténia, (ou taenia quand il part en vacances en hélènie)" (un hommage sans doute aux couches pour vieillards incontinents...), qu'il existe sous diverses formes : "Taenia saginata (ténia inerme), dont l'hôte intermédiaire est le bœuf ; et Taenia solium (ténia armé), dont l'hôte intermédiaire est le porc"; que sa tête pririforme (bien fait !) a pour nom de scène "scolex" (comme mon premier vélomoteur qui lui aussi faisait bien mal au cul!!), et que ses anneaux gravides (ceux du ver), outrepassant leur incurable surdité, répondent au doux nom de "proglotis".
Proglotis, soit dit en passant, aurait put être le nom de la déesse grecque de la fellation, non ??
Mais laissons place au savoir : "Le ténia sous forme de larve se retrouve le plus souvent dans de la viande mal cuite. Il est ingéré par le futur hôte et se fixe dans l'intestin. Là, il se nourrit d'une partie de la nourriture ingérée par l'hôte et grossit". "Les ténias ont besoin d'un hôte intermédiaire pour se développer sous forme de larve, dans les muscles de l'hôte intermédiaire". Etonnant, non ?
Mais zodelà de sa rigueur scientifique, wiki se fait fort de transformer toute source de savoir en fontaine jaillissante de réjouissement et de rebondissements humoristique. Je cite : "Si on ingère les selles d'une personne ayant un ténia, on ne risque pas d'être infecté par un ténia, mais on peut alors devenir un hôte intermédiaire à notre tour; c'est ce qu'on appelle la cysticercose humaine."
Pour ceux que le langage scientifique rebute, je propose une traduction des faits en verbiage plus urbain : si vous mangez le caca de vos amis (ou animaux, ça marche aussi), c'est pas grave, vous risquez pas de l'attraper le ver solitaire. Par contre, vous allez le refiler au vilain méchant qui va vous manger ! Il est pas sympa le ver solitaire ? Il épargne les gentils mangeurs de caca pour mieux punir les villains dévoreurs de gentils mangeurs de caca ! Le sida, qui nous baise au moindre coup de décapotable, fairait bien de prendre auprés de sa majesté Ténia des leçons de civilité et de respect d'autrui.
A la lumière de cet éblouissant éclaircissement, je ne verrai plus jamais mon proctologue personnel du même oeil !!!
Alors quoi ? Que ne devons nous pas réfrenner nos ardeurs éradicatrices à l'encontre de ce méconnu ténia pour au contraire lui accorder la place qui sied à une créature aussi respectueuse de son prochain et qui par là même mérite plus que jamais de figurer au panthéon de la grandeur d'âme?. Ne le laissons plus seul et isolé comme il ne le mérite pas , rassemblons nos solitaires, l'union ne fait-il pas outre Quiévrain la force ?, qu'en irait-il différemment sous nos latitudes ?
Le poilu n'est plus souvenez vous, il faut tourner la page, et par le même mouvement rotatif, tournons aussi notre regard vers la face opposée de notre personne pour nous pencher vers cet abîme qui se revèle par l'existence de ce ver qui l'occupe une incontestable source d'intérêt, une intestinale source de plaisir.
Un trou du cul peut en cacher un autre !
Quand à vous, M. le "con ça y est" d'orientation, allez donc vous faire rectomiser, ça distraira la bestiole.
ProtzChniak
** : dans ton cul !
* : sa mère